Dr Mohamed Saoud
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[Date d'origine : 3 janvier 2017]

Vice-président de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma

J'ai eu l'honneur de connaître l'expérience politique de deux régions : l'une belge, l'autre marocaine. C'est une expérience à la fois valorisante et exigeante. Les régions marocaines ne disposent pas encore de ce qui fait la force des systèmes réellement décentralisés : des compétences propres et exclusives, un exécutif régional où chacun a un rôle défini, une administration rattachée à ces compétences, et les budgets correspondants.

Le Maroc est une démocratie qui se construit, lentement mais sûrement. En attendant, l'exécutif régional ne dispose ni d'une administration propre, ni de compétences propres, ni d'équipes dédiées. Le président et les vice-présidents siègent à la fois au bureau, organe exécutif, et au conseil régional, organe délibérant.

Malgré ces contraintes, la Région a accompli beaucoup en un peu plus d'un an, sous l'impulsion de son président, M. Ilyas El Omari :

  • Elle a attiré le plus grand investissement industriel du Maroc, porté par des investisseurs privés et institutionnels chinois : plusieurs milliards de dollars, des milliers d'hectares et au moins 100 000 emplois attendus.
  • Elle a convaincu la Banque islamique de développement d'accompagner la Fondation Bill Gates pour financer près de 100 millions de dollars de projets sociaux, notamment en santé et en éducation.
  • Elle a contribué à hauteur de 70 millions de dirhams au pôle d'excellence de l'Université Abdelmalek Essaâdi.
  • Elle a organisé, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi, la MEDCOP, qui a réuni 3 000 délégués du pourtour méditerranéen et préparé la COP22 de Marrakech.
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